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ADEVA Villebéon - Association de Défense de l'Environnement de Villebéon et des Alentours

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Villebéon, le samedi 21 octobre à 3h00
Publié le 27 septembre 2007
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Éoliennes : chères, inutiles et polluantes

Dossier : l'imposture écologique

Dans un supplément au mensuel L'Expansion (en librairie fin novembre), Franck Dedieu et Emmanuel Lechypre traquent les idées reçues les plus prégnantes en matière économique. En bonne place figurent celles sur l'éolien, supposé être une « énergie prometteuse et non polluante ». Extraits.

Malheureusement, il (l'éolien) ne sert presque à rien pour remplacer les centrales polluantes. Les éoliennes, qui commencent à fleurir un peu partout en France, sont souvent présentées comme une énergie renouvelable prometteuse pour produire de l'électricité propre, se substituer à des énergies polluantes et ainsi limiter les émissions de gaz à effets de serre responsables du réchauffement climatique. Or, en y regardant de près, il apparaît que ces moulins du XXIe siècle ne sont ni prometteurs ni aussi efficaces pour la lutte contre l'effet de serre qu'on le croit.

D'abord, leur contribution à la fourniture d'énergie est infinitésimale, et devrait le rester même dans les hypothèses optimistes. Les éoliennes ne représentent en effet que 0,1 % du total de la production « renouvelable » dans le monde, et environ 0,02 % de l'approvisionnement énergétique mondial. En tablant sur un développement de 10 % par an pour les cinquante prochaines années, un rythme qu'aucune forme d'énergie n'a réussi à tenir par le passé, sauf le pétrole, et sur une augmentation de 2 % de la consommation mondiale d'énergie (le rythme moyen observé sur une longue période), le vent ne pourrait pas assurer plus dans cinquante ans que 1 % de l'approvisionnement énergétique mondial.

Pour le consultant Jean-Marc Jancovici, la conclusion est assez simple : pour se débarrasser d'une fraction significative des combustibles fossiles polluants dans le demi-siècle à venir, développer ou non l'éolien est assez indifférent. Ces chiffres et cette conclusion s'appliquent également à la France.

Au moins, l'éolien serait intéressant s'il se substituait, dans les périodes de pointe, aux centrales polluantes à gaz ou à charbon qu'il faut faire tourner pour satisfaire les besoins.

Mais ce n'est pas vraiment le cas. Il faut en effet savoir qu'une éolienne ne délivre sa puissance maximale que dans une fourchette de vitesses de vent assez étroite : trop lent, le vent n'entraîne pas les pales ; trop rapide, il faut réduire la vitesse de rotation en les faisant pivoter. Or le vent n'est constant ni en force ni en direction (ce qui n'est pas sans importance).

Résultat, selon les calculs de Jean-Marc Jancovici à partir d'installations existantes (donc déjà situées sur les meilleurs emplacements) : une éolienne produit autant d'électricité, pendant toute l'année, que si elle tournait à puissance maximale pendant 2000 heures environ, soit 83 jours par an, moins d'un jour sur quatre ! Et rien ne dit que ce ne sera pas la nuit, quand les besoins sont faibles, ce qui sera de peu d'utilité (rappelons que l'électricité ne peut se stocker en grandes quantités).

Elle concurrencera alors le nucléaire (qui assure les besoins de base, un réacteur ne pouvant être arrêté à la demande)… qui n'émet aucun gaz à effet de serre.

Autre problème : les périodes de gros besoins sont souvent les périodes de grande chaleur ou de grand froid, des conditions anticycloniques qui généralement s'accompagnent de peu de vent, si bien que l'on ne peut pas vraiment compter sur le vent pour produire à la place des centrales polluantes en période de pointe.

Résultat : plus on installera d'éoliennes, plus il faudra construire de centrales thermiques traditionnelles d'une capacité de production équivalente (que l'on peut au moins construire près des zones de consommation, dont sont souvent éloignées les éoliennes). Certes, le vent pourrait quand même se substituer à quelques centrales thermiques les jours où il souffle. Ce qui reviendrait, sur une année, à la production d'un ou deux grands barrages supplémentaires.

Reste à savoir si les Français préfèrent une ou deux vallées pleines d'eau ou des côtes et des montagnes pleines d'éoliennes.

Le Cri du Contribuable n° 34
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